Futiles (mais pas que)

8 avril 2010

Le coiffeur

Comme beaucoup de filles plus ou moins jeunes, il y a sous mes airs de ne rien en faire, un véritable travail de titan. De quoi parle-je? Mais de nous les filles et de notre tendance à abuser  peu ou prou, des cosmétiques et des esthéticiennes!! ceci étant posé, penchons nous sur le cas précis de la chevelure et du professionnel qui va avec, j’ai nommé le coiffeur!

Aaaah le coiffeur, vaste question souvent abordée, car il y autant de choses à dire sur les coiffeurs qu’il existe de salons de coiffure à Paris. C’est pour cela que je prends le partie de me pencher sur un aléa inévitable dans la vie d’une femme ; trouver LE bon salon de coiffure. Rien de plus délicat.

Dans un premier temps, vous avez, ce par quoi je suis moi-même passé, le salon de province, petit, cosy, personnalisé (c’est la fille de la coiffeuse qui pose sur les photos de présentations). Celui où la coiffeuse est seule, où elle connait toutes ses clientes, et ou elle ose, OMG! donner son avis et souvent, nuancer ce qu’on lui a demandé. Dans ce genre de salon, on croise beaucoup de mamies, celles du coin, qui viennent souvent toute les semaines pour un shampooing-brushing et à l’occasion, voir principalement, pour déblatérer sur les voisins et / ou les people. Au choix. Parfois, ces mêmes mamies arborent une chevelure d’une couleur non identifiée, un mélange entre du jaune et du mauve.

Puis viennent les salons un peu plus grands, ou là il y a plusieurs coiffeurs/euses, généralement sympathiques mais qui toujours, vont se permettre d’y aller comme ils veulent. Non mais c’est vrai, c’est qui l’artiste capillaire? Et nous, d’en sortir avec une coupe à la garçonne brune alors qu’on avait demandé un dégradé châtain aux reflets marrons glacés.


Souvent dans ces salons-là, on peut croiser la mamie (elle est dans tous les salons, faut pas chercher) en comité plus réduits, des hommes qui passent se couper les tifs à la demande de leurs copines et surtout, le pire, des enfants… oui généralement ce sont dans ces salons de tailles moyennes qu’on les traine pour se faire échancrer. Et un enfant chez le coiffeur je ne sais  pas pourquoi, mais ça hurle. Ça crie, ça boude, c’est pas content…enfin au début! Parce qu’une fois le travail terminé, v’là tit pas que le gosse s’émerveille et s’enorgueillit devant sa nouvelle tête, et court dans tout le salon afin de se faire admirer de tous. Tous qui n’ont qu’une envie, lui mettre un sèche cheveux dans la bouche…

Enfin et pour finir, prenons les salons de marque, ceux qui sont passés sous le joug de messieurs Dessanges, Provost, Beguine et j’en passe. La mamie n’a pas bougé, mais elle est plus lookée (genre avec beaucoup trop de maquillage) et c’est une autre catégorie de personnes que l’on va croiser. Des working girls venues se faire brusher entre deux rendez vous ou à l’heure du déjeuner, des gays coquets et séduisants, des jeunes filles branchées et des madames « propres sur elles ». Les lieux sont grands, on nous propose un café/thé/coca light, bref comme ça, ça parait chouette. En plus généralement, la personne qui te coiffe/brush/colore fait tout bien comme il faut et surtout comme tu lui  a dit. Nan vraiment, le pied ces salons! Sauf que… (oui il y a toujours un sauf que) malgré leur grand professionnalisme, les coiffeurs qu’on croise dans ce genre de  salons sont tout sauf accueillants, souriants, sympathiques. Le, travail est bien fait, mais on a un peu l’impression de les déranger… L’autre « sauf que » se produit au moment de payer. Là, je préfère m’abstenir de tout commentaire.

Bien sur, je schématise à  fond, je suis tout à fait consciente de mon manichéisme attardé (j’ai connu des coiffeuses Dessanges adorables). Mais les faits sont là, car ce dont je vous parle, c’est du vécut vrai et récent. D’ailleurs, j’ai remarqué que ces clichés sont bien plus vivaces à Paris qu’ailleurs.

Alors finalement, le vrai problème c’est de trouver son Salon, qui nous coiffe comme on aime, dans une ambiance que l’on aime et aux prix qui nous conviennent.

Sur ce, je m’en vais faire ma coloration maison!

illustration de la talentueuse Colonel Moutarde, son blog ici!!

Pas de commentaire

  • At 2010.04.08 17:07, Vodka Tonic said:

    Je confirme c’est un vraie torture que de trouver THE coiffeur à Paris, qui ne te coute pas un bras! je n’ai pas encore trouver le mien!

    • At 2010.04.09 17:48, Eric said:

      Idem pour un homme. Mon coiffeur de province, seul dans son salon, est parti en retraite (bien méritée). Quelle galère depuis !
      Question que je me pose : toutes les chaines de salons de coiffure semblent avoir été créées par des hommes (au fait, il te manque l’incontournable JL David). Un peu comme les ‘grands’ chefs cuisiniers, les femmes sont quasiment inexistantes. Pourquoi ?

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