Futiles (mais pas que)

24 octobre 2007

Mortelles low boots

talonsaiguillesJ’étais si fière de mes chaussures. De low boots ravissantes, dégotées à petit prix (justification nécessaire à si peu de temps des soldes presse) dans une boutique qui ne paie pas de mine.

Le talon est fin, très fin, et surtout haut, très haut. J’esquisse quelques pas dans la boutique pour vérifier si je tiens le choc : essai concluant. Le porte-monnaie un peu allégé la faute aussi à cette petite robe pull toute mimi, retour hauts les coeurs à la maison.

Nouvel essayage le soir même devant les copines impressionnées quoique pas convaincues par mon déhanché. Ils sont quand même très hauts, ces talons. Après vérification double décimètre à l’appui, onze centimètre ce n’est pas rien, surtout quand on n’a jamais dépassé les huit entre le sol et notre voûte plantaire.

Ce matin, enfilage des low boots, c’est sûr je serai la plus belle de la terre au boulot ! Courageuse mais pas téméraire, je prends dans mon sac une paire de ballerines en préventive.

Départ en catastrophe comme tous les matins, pendant que El Hombre ferme la porte à clé, je tente l’ascencion de l’Himalaya la descente du ridicule petit étage qui me sépare du plancher des vaches. C’est mal parti, je me sens à peu près aussi gracieuse qu’un jeune éléphanteau s’essayant au funambulisme.

Sortie à l’air ferme : j’avais oublié ces satanés pavés. Et tiens, quelqu’un aurait-il cabossé le trottoir pendant la nuit ? Dans mon souvenir, il était plat alors que j’ai l’impression qu’il est couvert de creux et de bosses ce matin. Je rate mon bus parce courir en échasses n’est pas mon fort et embrasse El Hombre (je ne serais pas presque plus grande que lui ? ).

Assise à l’arrêt de bus, je regarde mes pieds, je pense à mes abdos que je muscle de gré ou de force à chaque pas effectué avec ces chaussures tant que je contractée en marchant. Je regarde mes petites ballerines noires qui s’ennuient et mon font de l’oeil du fond de mon sac…

… une seconde d’hésitation, et encore… avant de changer de chaussures sous l’oeil ébahi des badauds (il est, je le rappelle, 8h30 du matin).

Un jour prochain, c’est promis, j’apprendrai à marcher avec ces low boots à talon impossible. Mais en attendant, pour ma santé physique et mentale, on va éviter les folies.

Pas de commentaire

  • At 2007.10.24 13:26, Summer said:

    Ah oui mais non franchement j’adore trop les chaussures pour succomber à ce truc là, je ne supporte pas cette mode des low boots en plus d’etre casse gueule c’est incroyablement inconfortable, j’ai l’impression d’etre un elfe du pere noel. T’as des jambes on dirait des poteaux et je te raconte pas en fin de journée quand tout le sang c’est accumulé dans tes mollets. Non si tu veux du vertigineux, et du classe y’a quand meme pas mieux que les escarpins qui rendent ta jambe toute bien galbée comme une danseuse sans cette affreuse démarquation que font les low boots au niveau de la cheville et le comble c’est que pour encore plus marquée la coupure la mode est au revers de chaussure. Bref, une horreur pour moi!!

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