11 mars 2010
Mr Fox
Ce weekend, comme tous les weekends, j’ai œuvré pour la rentabilité de ma carte UGC. Et c’est en compagnie du Fantastique Mr. Fox, que j’ai passé une partie de mon dimanche.
Ce film d’animation images par images (L’étrange Noël de Mr. Jack, Coraline, etc) e t réalisé par Wes Anderson, est inspiré de l’auteur so British Roald Dahl ( Charlie et la chocolaterie), un habitué des adaptations ciné. L’histoire est celle d’un renard qui, à la naissance de son fils, promet à sa femme d’arrêter de voler des poules. Mais chassez le naturel, il revient au galop et suite à sa crise de la quarantaine, Mr. Fox va récidiver. Et c’est ainsi qu’il entrainera non seulement famille, mais aussi toute sa communauté dans une galère sans nom, qui obligera les animaux à affronter trois terribles fermiers.
Wes Anderson, je connaissais plutôt bien et ce film je l’attendais. En effet, après La famille Tenebaum, la Vie Aquatique et A bord du Darjeeling Limited (pour ne citer que ceux-ci), j’étais impatiente de savoir ce que ce doudingue allait faire avec cette histoire et surtout avec ce médium (marionnettes).
Malheureusement, j’ai été quelque peu déçue… Le film est loin d’être mauvais, les enfants adorent et les parents s’amusent. L’esthétique est très sympa, le scénario bien rythmé, les voix (françaises dans mon cas) très bonnes et les musiques, comme toujours avec Wes, parfaitement adaptées. On retrouve certains des fétiches andersiens, comme le guitariste barbus, la compétition entre frères/cousins, la responsabilité familiale, notamment paternel, etc. Mais, où est passé l’humour terrible de Wes, et son second degré irremplaçable?
Car l’ambiance jouissive qui rend les films de Wes Anderson si particuliers et si plaisants, a ici partiellement disparue. Bien qu’il réussisse l’exploit de rendre un renard sexy, on n’est loin des turlupitudes auxquels il nous avait habitué. Son second degré a pris le large, au profit d’un film agréable mais bien éloigné de ses réelles capacités.
Anderson a, parait-il, écrit le scénario dans la maison même ou avait vécut Dahl ; le fantôme de l’auteur aurait il prit possession du réalisateur au point de lui faire perdre son identité?
Mais laissez-moi modérer mes propos, car je dois bien avouer que certaines scènes sont particulièrement bien tournées et que les personnages, principaux comme secondaires, sont tous atypiques et attachants (notamment l’opossum qui part en bad toutes les vingt minutes). Pareil pour la réalisation technique, qui est juste parfaite . Ces petites marionnettes semblent prendre vie dans des maquettes de maisons qui me rappellent celles de mes poupées d’enfance.
Mon avis reste mitigé, puisque je m’attendais à un pur chef d’œuvre de la part de Wes Anderson qui finalement, ne nous donne qu’un scénario tout juste sympathique associé à une technique irréprochable. J’ai cru apprendre que lors de la réalisation, Mr Anderson n’était pas sur les lieux, et se contentait de transmettre ses ordres aux marionnettistes et machinistes. Ceci explique peut être cela….
Alors peut être que mon avis est trompé par la version française et qu’un second visionnage, en VO s’impose. Non?






